Nul n’existe sans laisser de traces.
Les traces sont ici les signes, petits ou grands, laissés par les animaux et propres à chacun : empreintes de pieds, arrachement de l’écorce des arbres, lignes de bave d’escargot… . Pour un animal sauvage, elles représentent souvent ce que l’on peut déceler, voir de l’espèce surtout si elle est nocturne ou particulièrement farouche.
En randonnée, sur les sentiers du Pays de Gervanne, qu’il est bon de prêter attention aux traces visibles de ce « quelqu’un » qui a été là et de faire connaissance… sans nécessairement le rencontrer.
Sur ce sol humide, signes… Arrêt – Joie – L’Attention s’aiguise.
2 petits sabots (appelés « pinces ») indiquent le passage d’un ongulé sauvage. D’une longueur de 6cm et de 3.5cm de large environs, le bord externe du sabot bien marqué (très dur, c’est sur celui-ci que l’animal s’appuie lui servant d’ancrage) ainsi que l’intervalle important entre les 2 pinces (une membrane élastique les relie ; elle sert de « raquette » en milieu enneigé et sur terrains meubles).
Il vit là… des barres rocheuses, des plateaux boisés, des éboulis, des milieux ouverts.
Ces petits indices m’invitent à penser à ma cohabitation sur ce territoire avec cet autre non humain : le chamois. Le rencontrer par signes interposés c’est être dans ses pas dans sa manière de vivre, d’être, de penser, de désirer, d’être affecté.
PS : la photo de chamois ci-dessous a été prise lors d ‘une observation précédente dans le milieu naturel et dans le respect des animaux.


