Tous dans la baignoire… de terre sèche !

a-fleur-d-ane

La Drôme… L’été… Un moment fort pour les longues oreilles : les familles (petits et grands), les groupes d’amis et autres viennent à leur rencontre le temps d’un atelier, d’une balade, d’une randonnée sur plusieurs jours.
C’est aussi un moment où ils se protègent au mieux qu’ils le peuvent de la chaleur estivale et de son lot de bestioles volantes.

En les observant au retour d’une balade ou juste dans leur terrain, on note qu’ils se roulent, se frottent… dans de la terre sèche, dans du sable.
Un nuage de poussière s’élève…
C’est une poussière bien venue : elle éloigne les mouches et autres insectes, sèche la sueur, nettoie la peau, débarrasse des parasites. Et si la terre soulevée se dépose sur une petite écorchure, une légère éraflure sur une partie du corps, elle devient « pansement ».

Pris en commun, comme ici, ces bains de terre sèche auraient un rôle social : apaiser le groupe par contact physique et mélange des odeurs, marquer son territoire.

Elvis, au sol, va se rouler ; tout le monde va profiter de la poussière soulevée

Au cœur de leur abri à l’heure de la sieste matinale

A l’accueil, le gardien de la porte : Hunka. Une petite curieuse fait son apparition : Ulcie. Cependant, vue la chaleur, un demi-tour pour rentrer dans l’abri afin de se placer entre Hunka et Elvis. Elvis ! Je ne vois d’abord que la pointe de ses oreilles en pénétrant à l’intérieur ! A gauche, occupant de tout son long le pan de mur, Jacquot prend ses aises.

Être dans la cabane avec eux, c’est avant tout être en confiance mutuelle.
Et puis me laisser glisser dans ce monde sans parole où tout est sensitif, sensoriel, sensibilité ; où habite le calme intérieur ; où se vit le moment, rien que l’instant.
Et puis, avec un peu plus de présence et d’ouverture, c’est entendre les sons (les gargouillis de leur ventre, un soupir léger) ; c’est voir leurs yeux se fermer doucettement, leurs oreilles toujours, toujours en mouvement souple ; c’est sentir leur agréable odeur, non agressive ; c’est ressentir l’air de leur souffle de vie, la détente de leur corps.

ÊTRE ENSEMBLE AUTREMENT