Des ânes, des familles, des rencontres insolites !

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Les 6 pattes : quelques insectes à la loupe de nos jeunes âniers aventuriers

Grâce au rythme tranquille des longues oreilles et les sens en éveil des enfants et des adultes, les petites bêtes de la Drôme se dévoilent.
Dernièrement, lors de nos balades à pied en matinée ou en début de soirée, nous avons croisé le chemin :
de la cigale : elle aime la chaleur ! Elle se nourrit de la sève des arbres : elle perce l’écorce avec un dard appelé rostre. Seul le mâle « chante ». Ainsi il séduit les femelles. Il est doté d’un appareil à chanter : 2 cymbales (organes internes émettant les sons). On dit qu’il cymbalise.
du lucane cerf-volant (mâle) : c’est un impressionnant coléoptère. En forêt, on le rencontre dans les tas de bois, les vieilles souches, les fissures d’écorce. Sa nourriture : le bois ! La forme et le développement des mandibules du mâle ressemblent aux bois des cervidés, d’où son nom en latin.
de la mante religieuse : elle a une petite tête avec de gros yeux. Les insectes vivants (papillon, criquet, sauterelle, mouche…) composent son alimentation. Ses pattes sont dites « ravisseuses : qui se replient autour de la proie à la manière d’un couteau suisse ! La femelle mante religieuse profite du moment de l’accouplement avec le mâle pour neutraliser et manger… son partenaire. Pourquoi ? Il s’agit d’une préoccupation purement « maternelle » : ce casse-croûte lui apporte toutes les protéines que nécessite le développement de ses œufs.

Tous dans la baignoire… de terre sèche !

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La Drôme… L’été… Un moment fort pour les longues oreilles : les familles (petits et grands), les groupes d’amis et autres viennent à leur rencontre le temps d’un atelier, d’une balade, d’une randonnée sur plusieurs jours.
C’est aussi un moment où ils se protègent au mieux qu’ils le peuvent de la chaleur estivale et de son lot de bestioles volantes.

En les observant au retour d’une balade ou juste dans leur terrain, on note qu’ils se roulent, se frottent… dans de la terre sèche, dans du sable.
Un nuage de poussière s’élève…
C’est une poussière bien venue : elle éloigne les mouches et autres insectes, sèche la sueur, nettoie la peau, débarrasse des parasites. Et si la terre soulevée se dépose sur une petite écorchure, une légère éraflure sur une partie du corps, elle devient « pansement ».

Pris en commun, comme ici, ces bains de terre sèche auraient un rôle social : apaiser le groupe par contact physique et mélange des odeurs, marquer son territoire.

Elvis, au sol, va se rouler ; tout le monde va profiter de la poussière soulevée

Bonne Fête Maman !

Que diriez-vous d’une Fête des Mamans en pleine nature, autour d’un pique-nique, en douce compagnie ?

Je vous accueille pour un moment de découverte et de randonnée sur les chemins autour du village médiéval de Beaufort sur Gervanne (Drôme – Vercors Méridional) avec Ulcie et Elvis, nos longues oreilles.
Les tarifs : consulter « Randoâne à la JOURNEE » : http://afleurdane.org/blog-lydie/les tarifs

L’ancolie vulgaire

Dans le sous-bois où siestent les longues oreilles, se trouve une plante à l’aspect inhabituel et très esthétique : l’ancolie vulgaire (Aquilegia vulgaris – famille des Renonculacées).

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Autres petits noms

Ancolie commune – Cinq doigts – Gants de Notre Dame – Bonne femme – Colombine

Étymologie

Soit du latin aquilegus : « qui sert à puiser l’eau » aux vues des cavités de la fleur qui recueillent l’eau.
Soit du latin aquila : « aigle » ; la fleur est munie d’éperons ressemblants aux serres de l’aigle.
Note : le terme « colombine » aurait pour origine la structure particulière de la fleur : les 5 pétales et leurs éperons font penser à un cercle de 5 pigeons ou colombes regardant vers le centre de la fleur.

Les insectes visiteurs

Ce sont des espèces avec une longue langue : pour atteindre le nectar, il faut avoir un organe de collecte suffisamment long pour que, même en introduisant la tête à l’entrée de l’éperon, il puisse atteindre le fond de l’éperon où se trouve la réserve de nectar.
Les insectes les plus fréquents sont les bourdons, les abeilles domestiques ; selon les régions les syrphes (mouches) ou les guêpes.

Un peu d’histoire

Se frotter les mains et les bras avec la plante entière rendrait courageux et audacieux. Raison pour laquelle les contrebandiers navarrais ne franchissaient jamais la frontière sans porter sur eux une ancolie.

Plus d’informations :

https://www.tela-botanica.org

Ça gratte, ça tombe et ça repousse…

C’est l’heure de la mue !

Qu’est-ce-que la mue ?

La mue est le renouvellement partiel ou total de la peau, des poils ou des plumes d’un animal. Pour les ânes, c’est la chute saisonnière de leur pelage.

Chez les longues oreilles

Comment se manifeste la mue ?

Les ânes se dépouillent progressivement de leurs poils longs et chauds d’hiver. Le poil court et moins fourni apparait ; il est adapté aux beaux jours.

Provoque t-elle des désagréments ?!

Elle engendre des démangeaisons.

Quand a-t-elle lieu ?

Elle se passe au printemps et à l’automne.

Pourquoi à cette période ?

Parce que c’est le moment où les changements de températures et d’ensoleillement sont les plus manifestes. Ceux-ci provoquent des secrétions hormonales.

Et pour les animaux sauvages ?

Dans la nature, c’est la même chose !
La plupart des mammifères de nos contrées (chevreuil, cerf, chamois, renard, sanglier…) renouvellent leur pelage au printemps et à l’automne.
Les oiseaux portent quant à eux, au cours de leur vie, plusieurs plumages associés à la mue : plumage juvénile et adulte, nuptial, usé. Ces périodes de mue et le déroulement de celle-ci sont très variés et adaptés au genre de vie de chaque espèce.
Sans oublier le changement de peau des reptiles, la mue des insectes… lié à leur cycle de vie.

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Dans la nature, des indices de vie témoignent de la mue : bourres de poils, plumes au sol ; exuvies sur les brins d’herbe ; etc

Quésaco dans la prairie

En allant à la rencontre des ânes dans la prairie, mon pas s’arrête ; mon regard se pose au niveau du sol : « QUESACO ? »

Le langage populaire le nomme « crachat de coucou ». Mais ça n’a rien n’a voir avec un crachat, ni avec l’oiseau.
Ce petit amas de mousse blanche est produit avec la larve d’un insecte : la cicadelle écumeuse.
L’adulte pond ses œufs sur les plantes à la fin de l’été ou au début de l’automne. Les larves éclosent au printemps. Elles se nourrissent de la sève, liquide peu nourrissant. Elles en absorbent tellement qu’elles en rejettent en abondance. En insufflant de l’air dans ces épaisses déjections liquides, les larves produisent cet assemblage de bulles !

Une stratégie de défense : protection contre les prédateurs, les parasites et le dessèchement de la larve.

L’accès à l’eau sur la pâture

« Il est maigre et fait de gros efforts
Pour descendre la pente un peu plus loin encor,
Et encore et encor, car il est optimiste,
Attendant un gros grain pour se remettre en piste.
Pourtant le plus souvent c’est un tout petit ru
Qui joue en attendant une prochaine crue,
Minuscule rigole où flottent des brindilles,
Des brins d’herbe dansant sur son eau qui scintille. »

Extrait « Un ruisseau de montagne » :
http://poemes-provence.fr/un-ruisseau-de-montagne/

Les ânes ont accès en permanence à l’eau fraiche et propre du ruisseau qui coule dans une petite combe.
C’est une opportunité peu courante que nous avons là !
Cependant, comme l’illustre le poème ci-dessus, ce point d’eau naturel est entrain de se tarir : il n’a pas plus depuis des semaines…

Les ânes boivent selon la nourriture (sèche ou verte) qu’ils mangent et la météo. La quantité d’eau absorbée varie de 1 à 10 litres/ jour.

La plupart des animaux se montrent méfiants quand ils se désaltèrent : ils sont vulnérables dans cette situation.
Leur technique d’approche varie selon qu’ils soient herbivores ou carnivores : lentement, ils avancent et regardent souvent autour d’eux.
Un herbivore (une proie) ne bouge pratiquement pas lorsqu’il boit ; il aspire l’eau en silence. Un carnivore (un prédateur) lape l’eau bruyamment à grands coups de langue.