La composition floristique de la pâture : les refus

Dans l’article précédent, je vous présentais quelques végétaux mangés par les ânes.
Ici je fais état, par photo, des refus.

Violette : au Moyen-Âge, elle est considérée comme une plante magique et aphrodisiaque.

Primevère acaule : « primevère » dérive d’une forme latine tardive prima vera, formée de prima, « premier » (au féminin), et de vera, « printemps ». Elle apprécie les sous-bois humides et frais.

Daphné lauréole ou laurier des bois (fleurs) : plante entièrement toxique ; automatiquement rejetée du menu asin !

Hellébore fétide : une plante toxique dégageant une odeur assez désagréable.
Extrait « Le lièvre et la tortue » Jean de la Fontaine = [Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Le lièvre et la tortue en sont un témoignage. «Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point sitôt que moi ce but. – Sitôt? Êtes-vous sage ? Repartit l’animal léger. Ma commère, il vous faut purger avec quatre grains d’ellébore ».]

Fragon ou petit houx : il appartient à la même famille botanique que l’ail !

Carline commune ou carline vulgaire est une plante herbacée de 15 à 70 cm de la famille des Asteracées appelée également Composées. Cette grande famille botanique comprend par exemple le pissenlit, le chardon, la marguerite, l’edelweiss. Mais aussi : 1/ le Séneçon de Jacob, plante toxique pour les équidés 2/ L’ambroisie mangée, par contre, par les ânes.

Orchis pourpre (feuille) : cette orchidée aime la chaleur et les sols assez secs.

Orpin de Nice (genre sedum) : plante vivace de 30 à 50 cm. Son écologie ? lieux pierreux, rochers, murs.

Genet à balai : L’écorce était utilisée pour le tannage et pour la fabrication de cordes.

Buis : La pyrale du buis est un papillon ; mais c’est surtout, tout au long de son stade larvaire, une vorace chenille qui a ravagé le feuillage persistant des buis de notre région et bien d’autres. Depuis l’année dernière, nous voyons, par-ci par-là, des repousses sur les jeunes arbustes.

Conifère (cône, aiguille, bourgeon) : Apparus sur Terre il y a environ 350 millions d’années, au temps du Carbonifère, les conifères ou résineux sont arrivés bien avant les arbres feuillus. Ils sont très résistants à la sécheresse comme au froid. Cette résistance est due à la résine, qui contient très peu d’eau évitant ainsi à l’arbre de geler ou de transpirer.

La composition floristique de la pâture – les gouteux

Voici, en image, un échantillon de la végétation dans le milieu de vie des ânes.
Dans cet article, je vous présente quelques unes des plantes et quelques arbustes/arbres : les ânes les sélectionnent pour composer leur menu quotidien.

herbe : la nourriture de base de l’âne

épis de laîche, du genre carex

pissenlit ou dent de lion : riche en vitamine C et B-carotène

thym : plante aromatique et médicinale ; formidable antiseptique

lavande : plante de lumière et de chaleur aux propriétés apaisantes

garance voyageuse : ses feuilles et sa nervure médiane sont pourvues d’aiguillons crochus. Les ânes en raffolent !

lierre grimpant : « Il apporte la fraîcheur, un compost remarquable à l’arbre qui le porte vers les cieux ; il abrite une faune riche ; il joue un rôle de régulateur thermique, protégeant les troncs des arbres des trop grandes et néfastes variations de température », extrait du site « lechemindelanature.com »

ronce commune : son fruit est savouré par nombre de personnes et d’animaux (oiseaux, mammifères) = la mûre !

genévrier commun : ses feuilles sont des aiguilles persistantes très piquantes ; la saveur de ces fruits est âpre

écorce (et mousses)
« Les ânes sont originaires de pays désertiques où ils se nourrissent de ce qu’ils trouvent : broussailles, bois, herbes sèches… Le bois (écorce, branche…) fait donc partie de leur alimentation. L’âne a besoin de fibres pour réguler sa digestion » , extrait du site « aneduquebec.com »

cornouiller sanguin : il doit son nom à la teinte rouge sang de ses feuilles à la fin de l’été. Les jeunes branches prennent également une couleur rouge brillant

nerprun alaterne : cet arbrisseau est caractéristique des garrigues méditerranéennes

chêne pubescent : son nom vient du latin pubescens : à poils courts et mous (face inférieure des feuilles et jeunes rameaux). C’est une adaptation de l’arbre à la sécheresse

Le pâturage actuel – les préparatifs –

la vue en haut de la pâture

Après environ un mois de nourrissage quotidien au foin, les ânes paissent de nouveau librement en milieu naturel.
Transport des piquets en fer forgé, du petit matériel de clôture (fil, isolateurs…) à dos de Hunka et Jacquot. Ulcie et Elvis suivent tranquillement en soupçonnant un changement prochain dans leur habitat, dans leurs habitudes !

à l’appel de leur nom, les ânes arrivent

après l’effort, le réconfort !

De l’herbe, un ruisseau et une cabane : le nouveau parc des ânes

A pied, en troupeau, nous nous déplaçons d’un terrain à l’autre

En ce dimanche 24 novembre, le ciel est bas et gris. Une bruine nous tombe sur les épaules. Des pépiements dynamiques autour de nous : ce sont les roitelets huppés et les bandes de mésanges huppées s’agitant dans les pins alentours.

Nous installons les 5 ânes dans un mini-parc afin de retirer la clôture ; piquets et fil vont nous servir pour enclore la nouvelle pâture.

En troupeau, à pied, nous nous déplaçons.

A peine arrivés, les ânes inspectent la cabane. Sans tarder, ils broutent : de l’herbe en prairie, des broussailles dans les haies et en sous-bois.
Même si le lieu est connu, les 5 longues oreilles restent bien ensemble, en groupe resserré.

Des nouvelles des ânes

Depuis quelques semaines les 5 ânes sont dans un nouveau lieu de pâture : une prairie bordée d’un sous-bois type méditerranéen, orientation Sud. De l’herbe de 2 ans est broutée. Les pins sylvestres et les chênes pubescents servent d’abris contre les 1ers insectes et la chaleur actuelle. Pas de ruisseau pour se désaltérer : la cuve à eau a été installée.

Les ânes affectionnent cet endroit pour leur « baignoire », lieu de roulade. Les roulé-boulés répétés ne permettent pas la repousse de la végétation.

La pierre à sel a été déposée dans un vieux pneu pour éviter sa roulade à elle.

Les soins actuels consistent à brosser régulièrement les animaux. La mue de printemps est bien amorcée : le poil d’hiver cède la place à celui des beaux jours. Ce changement engendre des grattages, des grattouilles… L’étrille, le bouchon et la brosse douce sont les bienvenus tout en savourant un moment riche d’affection, de tendresse. L’huile essentielle de lavandin pour soigner les petits bobos, l’eau florale de lavande pour un nettoyage en douceur des zones irritées, sensibles.

Exploration !

Avec l’article du 3 février, nous partagions avec vous le travail d’extension du parc actuel des ânes. La météo était à la neige. Le passage menant à l’agrandissement était inaccessible aux cadichons. Depuis, avec le redoux, les flocons blancs ont fondu ! Nous invitons les ânes à nous suivre pour découvrir leur nouveau territoire.