Bonne Fête Maman !

Que diriez-vous d’une Fête des Mamans en pleine nature, autour d’un pique-nique, en douce compagnie ?

Je vous accueille pour un moment de découverte et de randonnée sur les chemins autour du village médiéval de Beaufort sur Gervanne (Drôme – Vercors Méridional) avec Ulcie et Elvis, nos longues oreilles.
Les tarifs : consulter « Randoâne à la JOURNEE » : http://afleurdane.org/blog-lydie/les tarifs

L’ancolie vulgaire

Dans le sous-bois où siestent les longues oreilles, se trouve une plante à l’aspect inhabituel et très esthétique : l’ancolie vulgaire (Aquilegia vulgaris – famille des Renonculacées).

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Autres petits noms

Ancolie commune – Cinq doigts – Gants de Notre Dame – Bonne femme – Colombine

Étymologie

Soit du latin aquilegus : « qui sert à puiser l’eau » aux vues des cavités de la fleur qui recueillent l’eau.
Soit du latin aquila : « aigle » ; la fleur est munie d’éperons ressemblants aux serres de l’aigle.
Note : le terme « colombine » aurait pour origine la structure particulière de la fleur : les 5 pétales et leurs éperons font penser à un cercle de 5 pigeons ou colombes regardant vers le centre de la fleur.

Les insectes visiteurs

Ce sont des espèces avec une longue langue : pour atteindre le nectar, il faut avoir un organe de collecte suffisamment long pour que, même en introduisant la tête à l’entrée de l’éperon, il puisse atteindre le fond de l’éperon où se trouve la réserve de nectar.
Les insectes les plus fréquents sont les bourdons, les abeilles domestiques ; selon les régions les syrphes (mouches) ou les guêpes.

Un peu d’histoire

Se frotter les mains et les bras avec la plante entière rendrait courageux et audacieux. Raison pour laquelle les contrebandiers navarrais ne franchissaient jamais la frontière sans porter sur eux une ancolie.

Plus d’informations :

https://www.tela-botanica.org

Quésaco dans la prairie

En allant à la rencontre des ânes dans la prairie, mon pas s’arrête ; mon regard se pose au niveau du sol : « QUESACO ? »

Le langage populaire le nomme « crachat de coucou ». Mais ça n’a rien n’a voir avec un crachat, ni avec l’oiseau.
Ce petit amas de mousse blanche est produit avec la larve d’un insecte : la cicadelle écumeuse.
L’adulte pond ses œufs sur les plantes à la fin de l’été ou au début de l’automne. Les larves éclosent au printemps. Elles se nourrissent de la sève, liquide peu nourrissant. Elles en absorbent tellement qu’elles en rejettent en abondance. En insufflant de l’air dans ces épaisses déjections liquides, les larves produisent cet assemblage de bulles !

Une stratégie de défense : protection contre les prédateurs, les parasites et le dessèchement de la larve.

Des ailes parmi des pétales – 1 –

Dans le verger, Cerisier est Roi.
Les visiteurs ailés courtisent ses fleurs offertes.

Le Flambé
Des « flammes » noires sur fond jaune, des lunules bleutées, des auréoles bleues bordées de noir et rouge… c’est bien lui, le grand voilier.
De passage dans le verger, il prendra les airs vers la prairie, la friche pour y trouver le prunelier, l’arbuste-hôte de sa chenille.

Au cœur de leur abri à l’heure de la sieste matinale

A l’accueil, le gardien de la porte : Hunka. Une petite curieuse fait son apparition : Ulcie. Cependant, vue la chaleur, un demi-tour pour rentrer dans l’abri afin de se placer entre Hunka et Elvis. Elvis ! Je ne vois d’abord que la pointe de ses oreilles en pénétrant à l’intérieur ! A gauche, occupant de tout son long le pan de mur, Jacquot prend ses aises.

Être dans la cabane avec eux, c’est avant tout être en confiance mutuelle.
Et puis me laisser glisser dans ce monde sans parole où tout est sensitif, sensoriel, sensibilité ; où habite le calme intérieur ; où se vit le moment, rien que l’instant.
Et puis, avec un peu plus de présence et d’ouverture, c’est entendre les sons (les gargouillis de leur ventre, un soupir léger) ; c’est voir leurs yeux se fermer doucettement, leurs oreilles toujours, toujours en mouvement souple ; c’est sentir leur agréable odeur, non agressive ; c’est ressentir l’air de leur souffle de vie, la détente de leur corps.

ÊTRE ENSEMBLE AUTREMENT

De l’herbe, un ruisseau et une cabane : le nouveau parc des ânes

A pied, en troupeau, nous nous déplaçons d’un terrain à l’autre

En ce dimanche 24 novembre, le ciel est bas et gris. Une bruine nous tombe sur les épaules. Des pépiements dynamiques autour de nous : ce sont les roitelets huppés et les bandes de mésanges huppées s’agitant dans les pins alentours.

Nous installons les 5 ânes dans un mini-parc afin de retirer la clôture ; piquets et fil vont nous servir pour enclore la nouvelle pâture.

En troupeau, à pied, nous nous déplaçons.

A peine arrivés, les ânes inspectent la cabane. Sans tarder, ils broutent : de l’herbe en prairie, des broussailles dans les haies et en sous-bois.
Même si le lieu est connu, les 5 longues oreilles restent bien ensemble, en groupe resserré.