L’accès à l’eau sur la pâture

« Il est maigre et fait de gros efforts
Pour descendre la pente un peu plus loin encor,
Et encore et encor, car il est optimiste,
Attendant un gros grain pour se remettre en piste.
Pourtant le plus souvent c’est un tout petit ru
Qui joue en attendant une prochaine crue,
Minuscule rigole où flottent des brindilles,
Des brins d’herbe dansant sur son eau qui scintille. »

Extrait « Un ruisseau de montagne » :
http://poemes-provence.fr/un-ruisseau-de-montagne/

Les ânes ont accès en permanence à l’eau fraiche et propre du ruisseau qui coule dans une petite combe.
C’est une opportunité peu courante que nous avons là !
Cependant, comme l’illustre le poème ci-dessus, ce point d’eau naturel est entrain de se tarir : il n’a pas plus depuis des semaines…

Les ânes boivent selon la nourriture (sèche ou verte) qu’ils mangent et la météo. La quantité d’eau absorbée varie de 1 à 10 litres/ jour.

La plupart des animaux se montrent méfiants quand ils se désaltèrent : ils sont vulnérables dans cette situation.
Leur technique d’approche varie selon qu’ils soient herbivores ou carnivores : lentement, ils avancent et regardent souvent autour d’eux.
Un herbivore (une proie) ne bouge pratiquement pas lorsqu’il boit ; il aspire l’eau en silence. Un carnivore (un prédateur) lape l’eau bruyamment à grands coups de langue.