De l’herbe, un ruisseau et une cabane : le nouveau parc des ânes

A pied, en troupeau, nous nous déplaçons d’un terrain à l’autre

En ce dimanche 24 novembre, le ciel est bas et gris. Une bruine nous tombe sur les épaules. Des pépiements dynamiques autour de nous : ce sont les roitelets huppés et les bandes de mésanges huppées s’agitant dans les pins alentours.

Nous installons les 5 ânes dans un mini-parc afin de retirer la clôture ; piquets et fil vont nous servir pour enclore la nouvelle pâture.

En troupeau, à pied, nous nous déplaçons.

A peine arrivés, les ânes inspectent la cabane. Sans tarder, ils broutent : de l’herbe en prairie, des broussailles dans les haies et en sous-bois.
Même si le lieu est connu, les 5 longues oreilles restent bien ensemble, en groupe resserré.

Léa en grande reporter…

Quand Léa présente en grande page de cahier d’école sa venue à A fleur d’âne avec ses amis et sa famille.
Tout débute par une activité sensorielle pour faire connaissance avec Ulcie et Manouche, nos 2 compagnes du jour. S’ensuit un pansage soigné pour aller un peu plus loin dans l’intime avec l’âne et soi-même. Un temps de parole pour échanger sur ce qui est vécu par chaque enfant et chaque adulte : ses ressentis, ses émotions… . Tout le monde participe à l’équipement des ânesses pour s’aventurer, à pied, l’âne en main, sur les chemins. Léa et ses amis mènent Ulcie et Manouche. La rivière « la Gervanne » nous accueille pour un savoureux pique-nique partagé. Un temps de jeux libres pour les petits. Sur le retour, j’invite les enfants à un arrêt naturaliste en sous-bois : recherchons et observons les traces d’animaux : par ici, les moquettes du chevreuil ; par là, les frottis du cerf. Arrivés au parc des longues oreilles, des câlins, des câlins et… « à bientôt les ânes » !!

Le temps d’une journée pour être ensemble autrement.

Par ces temps humides, un peu de sec dans l’alimentation

Un mélange de paille-foin est distribué une fois par jour, en milieu de journée.
Une prochaine pâture dans les semaines à venir où l’herbe sera au menu quotidien.
Manouche a le privilège de l’âge : une cure d’aliment complémentaire « Équidé Senior » (mélange d’extraits végétaux dont verge d’or, ortie, cassis, angélique, chiendent, romarin, ginkgo…) de Gentiana PhytoLabo sur une huitaine de jours.

Protection contre les mouches plates

Les mouches plates sont des mouches piqueuses se nourrissant du sang de leurs hôtes (oiseaux et mammifères en particulier le bétail).
Leur corps est d’assez grande taille, plat et robuste.
Une fois posées, elles se déplacent en diagonale, s’agrippent au pelage et sucent le sang grâce à leur trompe.
Leur carapace résistante les protège des coups de sabot ou de queue de l’animal et une simple tape de notre part est inefficace.

Mouche plate (Source « Cheval annonce » ; Google images)

Leur présence envahissante énerve fortement nos ânes ; sans oublier qu’elles transmettent des maladies.

Pour prémunir nos longues oreilles contre cet insecte, nous avons trouvé un moyen simple et efficace. Nos ânes ne craignant pas l’utilisation du pulvérisateur, nous l’avons employé : nous avons mélangé de l’eau avec du liquide vaisselle bio et humidifié (le soir et le matin à la fraîcheur) les parties où les insectes avaient élu domicile (entrejambe, mamelles).