Balade contée avec les ânes

A la fraicheur du soir,

des histoires d’âne et compagnie
des légendes locales

racontées par Lydie
le temps d’une pause au cours d’une balade avec les ânes

***********************************

Période : tout au long de l’été
Jour-Horaire : tous les mercredis de 18h à 21h
Lieu : Beaufort sur Gervanne – Drôme
Public : tout public – enfant dès 4 ans
Participation : tarif unique 25 euros par personne

SUR RÉSERVATION
contact : Lydie – 06 80 45 06 67

Bonne Fête Maman !

Que diriez-vous d’une Fête des Mamans en pleine nature, autour d’un pique-nique, en douce compagnie ?

Je vous accueille pour un moment de découverte et de randonnée sur les chemins autour du village médiéval de Beaufort sur Gervanne (Drôme – Vercors Méridional) avec Ulcie et Elvis, nos longues oreilles.
Les tarifs : consulter « Randoâne à la JOURNEE » : http://afleurdane.org/blog-lydie/les tarifs

L’ancolie vulgaire

Dans le sous-bois où siestent les longues oreilles, se trouve une plante à l’aspect inhabituel et très esthétique : l’ancolie vulgaire (Aquilegia vulgaris – famille des Renonculacées).

a-fleur-d-ane-ancolie

Autres petits noms

Ancolie commune – Cinq doigts – Gants de Notre Dame – Bonne femme – Colombine

Étymologie

Soit du latin aquilegus : « qui sert à puiser l’eau » aux vues des cavités de la fleur qui recueillent l’eau.
Soit du latin aquila : « aigle » ; la fleur est munie d’éperons ressemblants aux serres de l’aigle.
Note : le terme « colombine » aurait pour origine la structure particulière de la fleur : les 5 pétales et leurs éperons font penser à un cercle de 5 pigeons ou colombes regardant vers le centre de la fleur.

Les insectes visiteurs

Ce sont des espèces avec une longue langue : pour atteindre le nectar, il faut avoir un organe de collecte suffisamment long pour que, même en introduisant la tête à l’entrée de l’éperon, il puisse atteindre le fond de l’éperon où se trouve la réserve de nectar.
Les insectes les plus fréquents sont les bourdons, les abeilles domestiques ; selon les régions les syrphes (mouches) ou les guêpes.

Un peu d’histoire

Se frotter les mains et les bras avec la plante entière rendrait courageux et audacieux. Raison pour laquelle les contrebandiers navarrais ne franchissaient jamais la frontière sans porter sur eux une ancolie.

Plus d’informations :

https://www.tela-botanica.org

Ça gratte, ça tombe et ça repousse…

C’est l’heure de la mue !

Qu’est-ce-que la mue ?

La mue est le renouvellement partiel ou total de la peau, des poils ou des plumes d’un animal. Pour les ânes, c’est la chute saisonnière de leur pelage.

Chez les longues oreilles

Comment se manifeste la mue ?

Les ânes se dépouillent progressivement de leurs poils longs et chauds d’hiver. Le poil court et moins fourni apparait ; il est adapté aux beaux jours.

Provoque t-elle des désagréments ?!

Elle engendre des démangeaisons.

Quand a-t-elle lieu ?

Elle se passe au printemps et à l’automne.

Pourquoi à cette période ?

Parce que c’est le moment où les changements de températures et d’ensoleillement sont les plus manifestes. Ceux-ci provoquent des secrétions hormonales.

Et pour les animaux sauvages ?

Dans la nature, c’est la même chose !
La plupart des mammifères de nos contrées (chevreuil, cerf, chamois, renard, sanglier…) renouvellent leur pelage au printemps et à l’automne.
Les oiseaux portent quant à eux, au cours de leur vie, plusieurs plumages associés à la mue : plumage juvénile et adulte, nuptial, usé. Ces périodes de mue et le déroulement de celle-ci sont très variés et adaptés au genre de vie de chaque espèce.
Sans oublier le changement de peau des reptiles, la mue des insectes… lié à leur cycle de vie.

*****

Dans la nature, des indices de vie témoignent de la mue : bourres de poils, plumes au sol ; exuvies sur les brins d’herbe ; etc

Quésaco dans la prairie

En allant à la rencontre des ânes dans la prairie, mon pas s’arrête ; mon regard se pose au niveau du sol : « QUESACO ? »

Le langage populaire le nomme « crachat de coucou ». Mais ça n’a rien n’a voir avec un crachat, ni avec l’oiseau.
Ce petit amas de mousse blanche est produit avec la larve d’un insecte : la cicadelle écumeuse.
L’adulte pond ses œufs sur les plantes à la fin de l’été ou au début de l’automne. Les larves éclosent au printemps. Elles se nourrissent de la sève, liquide peu nourrissant. Elles en absorbent tellement qu’elles en rejettent en abondance. En insufflant de l’air dans ces épaisses déjections liquides, les larves produisent cet assemblage de bulles !

Une stratégie de défense : protection contre les prédateurs, les parasites et le dessèchement de la larve.

L’accès à l’eau sur la pâture

« Il est maigre et fait de gros efforts
Pour descendre la pente un peu plus loin encor,
Et encore et encor, car il est optimiste,
Attendant un gros grain pour se remettre en piste.
Pourtant le plus souvent c’est un tout petit ru
Qui joue en attendant une prochaine crue,
Minuscule rigole où flottent des brindilles,
Des brins d’herbe dansant sur son eau qui scintille. »

Extrait « Un ruisseau de montagne » :
http://poemes-provence.fr/un-ruisseau-de-montagne/

Les ânes ont accès en permanence à l’eau fraiche et propre du ruisseau qui coule dans une petite combe.
C’est une opportunité peu courante que nous avons là !
Cependant, comme l’illustre le poème ci-dessus, ce point d’eau naturel est entrain de se tarir : il n’a pas plus depuis des semaines…

Les ânes boivent selon la nourriture (sèche ou verte) qu’ils mangent et la météo. La quantité d’eau absorbée varie de 1 à 10 litres/ jour.

La plupart des animaux se montrent méfiants quand ils se désaltèrent : ils sont vulnérables dans cette situation.
Leur technique d’approche varie selon qu’ils soient herbivores ou carnivores : lentement, ils avancent et regardent souvent autour d’eux.
Un herbivore (une proie) ne bouge pratiquement pas lorsqu’il boit ; il aspire l’eau en silence. Un carnivore (un prédateur) lape l’eau bruyamment à grands coups de langue.